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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 06:43

Bonjour,

 

Non, les Comité d'Entreprise, ce ne sont pas que: les chèques cadeau, les réductions immédiates (carte Nolimit), les réductions internet (Meyclub), les pots (fin d'année & d'été) …

Nous assumons aussi une mission de veille (sociale, économique …). Nous devons donc rester à l'écoute des salariés et vous transmettre les informations utiles.

En l'occurrence, nous vous invitons à lire cet article du 20/12/12 – Les Echos:

 

Les PME ont dû faire leur révolution  -Par PAUL MOLGA:

 

 

Depuis 2005, Eurocopter a divisé par deux le nombre de ses contractants.

 

 

Il y a encore sept ans, Eurocopter comptait plus de 3.000 fournisseurs aéronautiques dans ses rangs, dont 850 dans l'environnement immédiat de l'usine de Marignane. Ils sont moitié moins aujourd'hui. Beaucoup ont disparu, faute de répondre aux exigences industrielles et réglementaires du secteur.Pour suivre le mouvement de rationalisation, ceux qui sont restés ont dû monter en gamme pour passer du statut de sous-traitant induisant un rapport de force - voire de soumission - au donneur d'ordre, à celui de cotraitant, considéré comme un véritable partenaire associé à ses ambitions mondiales. Mais accroître son niveau de compétence n'est pas simple. Le postulat de base comprend des exigences intangibles : performances irréprochables, respect des délais, prix compétitifs, capacité d'innovation, réactivité et stabilité de l'actionnariat. L'entreprise doit être capable d'accompagner la production d'une gamme pendant au moins quinze ans puis de suivre l'entretien des appareils en vol trois décennies de plus.

Les plus petits sous-traitants ont dû grossir pour conserver leurs marchés, quitte à perdre leur indépendance. En vingt ans, de nombreuses PME familiales qui avaient grossi dans le sillage d'Eurocopter, ont dû lâcher des parts. Fibres de Berre, un producteur d'éléments en composite technique est ainsi passé en peu de temps de simple fournisseur local de pièces de structure à filiale du groupe britannique Gardner Aerospace, un des leaders de ce marché. Pour Eurocopter, c'est la configuration idéale qui permet de marier la proximité d'une implantation régionale à la sécurité d'un groupe mondial.

 

Un gage de confiance

 

Toutes n'ont pas eu cette chance. Eurocopter a accompagné certaines via le fonds spécialisé Aerofund. En investissant, il accorde un gage de confiance, une prime au bon élève capable d'évoluer vers la production d'ensembles plutôt que de simples pièces, qui a la capacité à gérer des fournisseurs de deuxième catégorie et l'ambition de grossir à l'international. L'équipementier familial Daher en fait partie avec un apport en capital de 80 millions d'euros pour un programme de plus de 500 millions sur cinq ans. Le jackpot : depuis 2010, le groupe a connu une croissance de 30 % (à 850 millions de chiffre d'affaires l'an passé) et s'est vu confier la gestion d'une plate-forme logistique stratégique destinée à gérer les énormes flux de pièces détachées de l'hélicoptériste.

Cette démarche collaborative, parfois intrusive quand des ingénieurs maison sont dépêchés chez certains fournisseurs, parfois destructive pour les PME, qui n'ont pas su prendre le train, est vitale pour maintenir la compétitivité du constructeur : la sous-traitance représente deux tiers des coûts de production d'un hélicoptère. La compétition n'est pas achevée : au final seulement 300 entreprises devraient s'élever au rang de cotraitant, dont seulement 3 au niveau régional.

 

P. M.

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